dimanche 28 février 2016

Premières impressions boliviennes

L'arrivée en Bolivie se fait un peu à l'improviste. Je devais passer encore une nuit à La Quiaca, ville de frontière et puis finalement après 2 déconvenues dans des auberges et vu qu'il ne me restait que 100 pesos et que je n'allais pas retirer juste pour une nuit, j'ai décidé de me diriger vers la frontière. Pas mal de monde. Contrairement aux autres pays que j'ai traversés le visa de 3 mois n'est pas accordé d'un coup. Ce sont d'abord 30 jours qu'il faudra ensuite renouveler dans un office d'immigration. Une fois passée la douane me voilà foulant pour la première fois le sol bolivien. Première ville: Villazon. Une ville frontière assez rude, pas très accueillante. Je déniche une auberge en piteux état. Il n'y a même pas de douche, ni de lavabo.. Propreté assez douteuse de draps, heureusement le sac à viande est là !!! Et l'attente commence. Il est 16h. Le bus que je dois prendre est à 9h le lendemain matin.... Je trouve quand même ma situation cocasse et tente de passer le plus de temps possible à l'extérieur. La nuit passe. Curieusement je dors très bien et enfin il est 9h je vais enfin quitter cet endroit !!!

Je fais la connaissance du bus bolivien: mais comment fait il pour rouler ?? Taule rouillée, pneus usés, des sièges très raides, pas de clim. Finit le confort argentin, bonjour la rusticité.  Cahin cahas s'en va le bus. La route tout d'abord carrossable se transforme en une piste de terre qui serpente dans la montagne en bord de précipice. Et le chauffeur qui a l'air fort pressé d'arriver appui sans rechigner sur l'accélérateur quand bien même la route est en pente. Le bus va très vite, frôle le précipice et moi qui avait choisi de voyager de jour pour profiter du paysage (qui effectivement est joli) je me cramponne à mon siège et je suis en larmes... Je me demande si le bus bolivien ne va pas détrôner l'avion dans ma phobie des transports. Mais la descente se termine, arrivés dans la vallée l'angoisse disparait.

Arrivée à Tarija. Ville non loin de la frontière argentine qui de fait a une ambiance assez similaire. Des rues assez étroites et arbolées, des places ornées de fontaines et équipées de bancs qui invitent à s'installer pour observer le va et vient des passants. Se côtoient habits contemporains et habits traditionnels: les femmes vêtues de plusieurs jupes qu'elles superposent et qui donnent ainsi un effet bouffant à la tenue, de châles colorés, coiffées de tresses qui descendent jusque dans le bas des reins et d'un petit chapeau en feutre. Je suis épatée de voir sur la place qu'il se vend des gobelets remplis de maïs afin de nourrir les pigeons... Ils envahissent la place principale.... Beaucoup de stands dans les rues notamment de fruits, de jus de fruits, de petites pâtisseries. Il est assez commun de manger dans la rue il me semble. Il n'est pas rare à l'heure des repas de voir les gens se faire servir des assiettes aux stands et s'asseoir sur le trottoir pour manger. Le poulet est une religion.

J'arrive à Tarija me week end du référendum pour savoir si Evo Morales, le président, pourra se représenter aux prochaines élections pour un 4e mandat. D'après les affiches qui fleurissent un peu partout dans la ville la population est majoritairement pas d'accord. Et tout comme en Argentine, le vote est obligatoire. De fait le samedi à partir de 16h plus aucun départ de bus n'est assuré jusqu'au dimanche même heure. De même il est interdit de servir ou vendre de l'alcool. C'est donc un week end assez calme.

samedi 20 février 2016

Iruya

Iruya. Ce petit village perdu au milieu des collines sera le sujet de ce dernier post sur l'Argentine. Quasi 6 mois passés dans ce pays. Petite nostalgie qui pointe à l'idée de quitter ce pays. Bon au moins ce n'est pas par la Patagonie que je tire ma révérence. Le nord c'est très joli mais au bout d'un moment je me sens comme enfermée à force d'être encerclée par toutes ces montagnes  alors qu'en Patagonie l'horizon s'étendait sans fin sur les lacs.

Mais revenons à Iruya. S'y rendre est toute une aventure. Une piste en terre qui serpente dans la montagne sur 40 km. Environ 2h30. Mais le trajet se fait facilement tant les yeux s'émerveillent par les paysages alentours, paysages qui se laissent découvrir progressivement. Qui au détour d'un virage s'étendent sous le regard  L'esprit se laisse transporter tel une séance de méditation. Une douce torpeur envahit le corps qui se laisse brinquebaler par las cahots de la route. Mais déjà apparaissent les maisons, l'église d'Iruya. À la descente toute une armée de señoras vient proposer un hébergement et une fois les bagages déposés c'est l'heure de partir à la découverte. Ruelles pavées qui grimpent sévèrement. C'est simple les locaux montent d'une traite et les visiteurs trainent la patte, s'essoufflent et rougissent de cet effort. Dans le village pas de restaurants mais des comedores. En fait des familles ont aménagé leurs salles à manger pour pouvoir accueillir les touristes. Pas de carte. On rentre, on s'installe et on vient vous dire ce qu'il y a au menu. Petit village bien calme, parfait pour faire une cure de silence et de tranquillité.

Pour chercher encore plus de calme et de ttranquillité il est possible de randonner jusqu'au village de San Isidro quelques 8 km plus loin. Enfin 8 km c'est sans se perdre et du coup devoir revenir sur ses pas... Au choix suivre la rivière, chemin supposé plus simple car plat ou sinon par la corniche, petit sentier tracé dans la montagne mais allez savoir pourquoi parfois il disparaît et il faut suivre tout de même la rivière voir même patauger dedans. Le chemin n'est pas difficile mais à 2800 mètres et enrhumée mes poumons ne sont pas toujours d'accord et les pauses pour récupérer sont assez fréquentes. Mais la nature environnante et le calme qui l'accompagne en valent bien la peine. Encore de la roche rose. Entourée de son écrin de végétation verdoyante. Surplombée par un ciel bleu azur. Si l'aller est un peu compliqué le retour est plus agréable puisqu'il n'est pas nécessaire de chercher le chemin eheh. Retour à Iruya, suivi d'un retour sur la route qui doit me mener en Bolivie.

L'aventure argentine s'arrête ici. Une page se tourne. Un chapitre se ferme. Le prochain s'ouvre d'ici peu.

El cerro de los 7 colores

De mon point de vue le village de Purmamarca est le meilleur coin pour profiter pleinement du festival de couleurs de la Quebrada. On s'approche au plus près de toutes les strates colorées. Il faut faire le tour du Cerro de los 7 colores pour se retrouver immergé dans une palette de peintre. Bon le rouge a tendance à dominer mais les roses et mauves tirent également bien leur épingle du jeu !!