dimanche 13 septembre 2015

Mendoza

Donc voilà, après 2 mois de silence, je reprends mes gribouillages (combien de temps cela va durer, je ne sais pas très bien). Durant ces 2 mois, je n'ai pris que peu de notes, du coup ce sera beaucoup de photos et assez peu de texte !!

Je remonte un peu dans le temps, début juillet: Mendoza.

Une ville plutôt agréable même si pas vraiment belle. Les rues sont larges, bordées d'arbres, circulation à sens unique. De nombreuses places arborées avec des fontaines en leur centre sont parsemées dans la ville.

 La plus grande la Plaza Independencia, le centre géographique de la ville, ombragée et à la fois baignée par le soleil, équipée d'espaces verts. Des stands d'artisanat. Un bel endroit pour fuir l'agitation automobiliste.

 Une autre place bien agréable et l'endroit le plus joli de la ville est la Plaza España avec bien sur une fontaine en son centre, des arbres. Et des "bancs" recouverts de carrelage blanc et bleu. Agréable de s'y installer quelques minutes et observer le va et vient des passants, des groupes d'ados en train de sociabiliser.

La ville de Mendoza est également importante d'un point de vue historique car c'est de là qu'est parti en 1817 l'Ejercito de Los Andes, armée libératrice du Chili et du Pérou (bon dans les grands lignes bien sûr !!). De fait un monument commémore cet événement et il a été érigé au sommet du Cerro de la Gloria.






















La ruta del vino







Pas de séjour à Mendoza sans la découverte de ses vignobles, plus communément appelée la route du vin. Mendoza étant la capitale argentine du vin. Pratiquement toutes les bouteilles que l'on trouve dans le reste du pays sont produites dans la région de Mendoza. J'ai choisi l'option vélo pour faire le tour des bodegas. Nous sommes donc 5 à partir de bon matin, tous guillerets pour aller découvrir et surtout déguster !!!

La première bodega est une bodega familiale. Le patron est italien, le guide qui nous fait la visite est péruvien, tout ça est bien international. Donc petit tour de propriété, promenade dans les vignes avec explications sur les méthodes de production, puis visite de la cave, d'énormes cuves nous contemplent... Et bien sur place à la dégustation. Le grand classique argentin, le Malbec et deux vins blancs (malheureusement 2 mois après, je ne me souviens plus leurs noms...). Après 5 verres de vin, monter sur les vélos s'avère un peu compliquer mais l'avantage c'est que ça réveille pour nous préparer à la 2e dégustation de la journée.

 Changement décor après la bodega familiale au décor champêtre on passe dans une bodega spécialisée dans l'exportation internationale mais qui fournit uniquement les grandes tables et les meilleurs hôtels du monde: c'est grand, ça brille, les cuves ont l'air d'être en argent massif, le guide nous vante les vins en fonction de leurs prix... N'empêche que le dégustation est délicieuse. Cette fois c'est du Carménère: un cépage originaire de France mais qui a disparu pour cause de contamination par la philloxéra. Vers la fin du XXe siècle au Chili, au milieu de plants de Merlot est découvert un plant un peu différent. Plusieurs analyses permettront de démontrer que c'est ni plus ni moins qu'un plant de Carménère !!! Ainsi si le Malbec est le vin de prédilection en Argentine, le Carménère se trouve partout au Chili. 

Une troisième bodega nous attend. Retour dans un décor plus familial et la dégustation de plus belle. Bon il ne faut pas croire non plus que le Malbec est l'unique vin consommé en Argentine. Le Cabernet Sauvignon est également très apprécié, de même que le Merlot. Après 11 verres de vin dégustés (en comptant les 3 bodégas), il est plus que temps de manger quelque chose. Le tour s'achève dans une brasserie pour manger des empanadas et éponger... D'ailleurs cette brasserie semble est le point final de tout tour de bodegas puisque l'on remarque d'autres personnes qui ont l'air passablement fatigué, voir même carrément endormies. Pour ma part mon retour à l'hôtel sera suivie d'une sieste de 2 heures !!



















samedi 11 juillet 2015

Sierra de las Quijadas


Le bus me dépose en pleine nature, au milieu des buissons tout sec, sol caillouteux, terre ocre et aride, végétation basse qui dégage l'horizon à l'infini, le ciel bleu, le soleil qui irradie. Quelques rencontres en coup de route: un zorro, pas farouche la bestiole, on dirait qu'elle pose pour la photo !! Et quelques km plus loin des animaux jusqu'à présent jamais vu: une tête de lièvre, mais les pattes sont très fines. Un peu plus sauvages eux, ils ne me laissent pas beaucoup d'occasion de saisir leur image. Et au détour d'un virage, les canyons se révèlent: massives formations rocheuses rougeâtres se détachant du bleu céleste. Quelques touffes vertes sont accrochées à la pierre et semble orner ces mastodontes.
Je commence ma visite, le soleil s'en va, le vent se lève, il commence à faire froid !!! Petit sentier tranquillou avec de jolis points de vue. Le travail de la nature est incroyable. Ces formations rocheuses sont massives et à la fois délicates. En apparence très fortes, elles sont en fait très fragiles. Le travail du temps, l'érosion liment la pierre la rendant par endroit extrêmement fine, friable. 

Quête du Sendero des Guanacos. Très très difficile à trouver. Je passe une première fois devant son commencement, revient sur mes pas, peste autant que je peux et finis par déboucher sur le sentier. Délimité par de petits tas de pierres. Ça fait très rituel.La terre est rouge, brûlée, caillouteuse. L'environnement est sec, piquant (les buissons, les cactus), agressif (oui les cactus le font exprès, ils se jettent sur moi). Autour de moi règne... Le silence. Au dessus de moi planent.... Les condors. C'est extrêmement paisible, apaisant. Le sentier cependant n'est pas très facile à suivre. Par moment les tas de pierres disparaissent vont se cacher derrière les buissons. Du coup je pars dans la mauvaise direction, me retrouve bloquée par un fouillis de feuilles, branchent. Tente tant bien que mal de me frayer à chemin. Mais peine perdue, les branches gagnent à tous les coups !! Me font faire demi tour jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais loupé un indice. Chemin sinueux plat au commencement qui petit à petit devient abrupt. Et oui l'objectif à l'air d'être de monter en haut du canyon pour voir ce qu'il y a de l'autre côté. Je vois rouge. Au sens propre. Rouge la terre. Rouge la roche. Chemin qui continue sur la crête du canyon. Juste moi, le ciel, le soleil et de part et autre une multitude de mastodonte de pierre rouge, un décor de Far West. Je me sens comme une aventurière tentant de suivre les indices pour aller retrouver le trésor. Que je finis par trouver. Le chemin débouche à un mirador offre une vue panoramique sur un mur de pierre, que le temps à patiemment sculpté.